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De vaines tentatives de relance de la foi cathareDes Parfaits revenant d'Italie tentent de raviver la foi. Après quelques succès, qui démontrent que la population restait proche de cette religion, ils furent tous pris par les Inquisiteurs. De ces années noires mêlées de quelques lueurs d'espoir pour les Cathares, deux périodes se détachent : l'action de Guilhem Pagès de 1262 à 1283 dans le Cabardès et celle des frères Authier de 1301 à 1309. Les uns et les autres terminèrent leurs prédications dans les flammes. Durant ces périodes incertaines, beaucoup d'occitans n'hésitèrent pas à pratiquer, comme leur Comte l'avait fait, le double jeu : catholiques de jour, cathares de nuit. Ils voulaient peut-être tout simplement prendre le maximum de garantie pour le jour du jugement dernier en sacrifiant aux deux Eglises antagonistes mais se réclamant également de Jésus. Des prêtres même ne répugnaient pas à la double appartenance. 1321 : mort du dernier ParfaitLes derniers Parfaits, pour éviter d'être pris par l'Inquisition, n'hésiteront pas à dissimuler leur foi : par exemple, Bélibaste, le dernier d'entre eux, se justifiera d'avoir communié selon le rite catholique en soulignant qu' "il faudrait avoir bien petit appétit pour ne pas manger ce petit gâteau". Lorsqu'il avait aspergé d'eau bénite des participants à un enterrement, il dira avec une pointe d'humour : "ce n'est pas grand dommage de recevoir trois ou quatre gouttes d'eau car on en supporte bien davantage lorsqu'on voyage". Les grands prédicateurs cathares disparus, il reste à la population le souvenir des prêches ravivées cà et là par des croyants plus entreprenants que d'autres. Sont-ils des consolés ou tout simplement des dévoués ? L'essentiel est que malgré la force de l'Inquisition qui bénéficie désormais de l'appui sans réserve du pouvoir civil, une forme de catharisme va perdurer en Languedoc jusqu'en 1329 (1) avec un ultime bûcher de trois hérétiques à Carcassonne. Le dernier Parfait connu sera brûlé dès 1321 à Villerouge-Termenes. En effet, Bélibaste avait été repris, à la suite de l'action d'un "agent double", en Catalogne où il s'était réfugié. De 1318 à 1325, un grand Inquisiteur du diocèse de Pamiers mettra quasiment la touche finale à l'élimination de l'hérésie. C'est un personnage non négligeable de ce XIVème siècle. D'une part la rédaction de ses interrogatoires de suspects d'hérésie est particulièrement riche de précisions à propos de la doctrine cathare. L'évêque Jacques Fournier avait un véritable souci de recherche que nous pourrions aujourd'hui qualifier de scientifique. D'autre part, il deviendra pape (à Avignon) sous le nom de Benoît XII de 1334 à 1342. Notes: 1. Soit plus de deux siècles après le Concile de Toulouse de 1119 | |
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